Le Québec comme pays

 

 

Ce dossier comportera des articles concernant le Québec comme foyer principal de la culture française d'Amérique. Il s'agit tout simplement d'apporter une contribution sans doute modeste mais positive à des questions qui nous semblent importantes, concernant l'avenir et nos rapports avec les autres.

Le devoir d'espérer

 

Au soir du dernier referendum, OUI il fait bon se rappeler cette pensée d'Héraclite: "Il faut que les hommes espèrent;  sinon, ils ne rencontreront pas l'inespéré qui est dans l'inexplorable (l'avenir) et l'impossible (l'idéal)."

 

L'inexplorable, libéré des sombres spéculations des faux prophètes, se révèle un avenir de plus en plus clair;  l' impossible apparaît comme le rêve d'un pays  de plus en plus possible, avec la naissance d'une nouvelle solidarité, face à un avenir commun. N'est-ce pas ainsi que  la conscience d'un peuple se fraie un chemin dans l'histoire, lentement, mais sûrement?  Un  second tour de scrutin aurait sans doute donné au OUI une confortable avance. Ce n'est donc que partie remise...

 

Parmi les choses remarquables de cette campagne, retenons que les commissions régionales sur l'avenir du Québec, (trait de génie de Jacques Parizeau), ont été un instrument d'éducation nationale admirable. En révélant  les aspirations de la communauté québécoise, elles ont permis aux gens de chez nous de se reconnaître et de percer le voile déformant des media.

 

Nous avons raté ce second rendez-vous historique. Les deux principales conséquences prévisibles sont les suivantes:

 

1-Comme après 1980, sous l'impulsion de P.E.Trudeau le Canada central a profité de sa victoire pour imposer une nouvelle constitution (1982) encore plus centralisatrice, il faut s'attendre à ce qu'il tire avantage de cette nouvelle victoire pour aller plus loin dans cette voie. On peut s'attendre à ce qu'il envahisse les domaines de compétence provinciale comme la santé, l'éducation, les municipalités. N'est-ce pas la meilleure façon d'atténuer les différences au lieu de les respecter?

 

2-La situation de faiblesse qui s'en suit nous forcera à rechercher  plus que jamais l'excellence dans tous les domaines de la culture. Comme disait Aristophane, la Dèche (une situation d'infériorité, de faiblesse) est plus utile à l'homme que la Fortune (une situation de force)  car elle invite au dépassement de soi.

 

À propos d'une déclaration de M. Jacques Parizeau, à qui on reprochait d'attribuer la défaite des Québécois à "l'argent et au vote ethnique essentiellement"

 

 

 

 

 

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Mise à jour 23 avril 2004

Claude COLLIN