Lettre aux Québécois

par André Dagenais

Outremont, Montréal, État du Québec

9 novembre - 19 novembre 2002

 

Ici, « Notre République », d’Amérique

 

On permettra sans doute à quelqu’un qui fut candidat en juin 1966 dans le comté de Mercier, au sein du Rassemblement pour l’Indépendance Nationale, (R.I.N.), dirigé fortement et heureusement par M. Pierre Bourgault et aussi quelques autres, d’émettre aujourd’hui un avis sur la situation désastreuse du Québec, ainsi que sur les catastrophes qui s’approchent dans le monde.

Il est difficile, chacun le sait, de mettre d’accord 5 personnes, - et à fortiori 5 ministres…- sur 5 thèmes essentiels exprimés de façon claire et distincte. Pour qu’il y ait cohérence, il faut qu’il y ait au début un fait essentiel premier, intelligible et constituant ; lequel établit ainsi, «un principe de base » ; sans cela, il arrive, tôt ou tard, l’effondrement de n’importe quelle organisation.

Par suite, devant la difficulté d’une vraie synthèse dans les affaires de ce monde, on se contente trop souvent de chercher des mélanges, de badigeonner une politique, selon divers éléments, lesquels se neutralisent ou se contredisent vite ; il en résulte, malgré des efforts estimables, une sorte de gris terne, sans beauté et sans capacité de motivation.

Or ce qu’il faut à un État, ici et maintenant, au Québec, comme en toute entreprise c’est, avec de vives et diverses couleurs, - ainsi dans les forêts québécoises d’automne- sans oublier le gris argenté, … il faut sans doute, dans la Maison, l’ardente chaleur d’un Feu de Foyer.

Voyez ce qui est arrivé un peu partout dans le monde, au sein des partis appelés de démocratie sociale ou de démocratie chrétienne, en Italie, en Allemagne, en France et ailleurs ! Et maintenant chez nous, au Québec, dans les trois partis qui se regardent, non seulement entre eux, mais à l’intérieur de chacun d’eux : comme chiens et chats…

Dans chacun, une aile qualifiée de droite, et une autre, qualifiée de gauche, se combattent, comme s’il leur devait, s’excluant l’une l’autre, d’être des contradictoires, -ainsi qu’on dirait en logique, si on parlait philosophie…- Alors que deux éléments « contraires », - par exemple l’eau et la terre, l’homme et la femme, s’accompagnent naturellement, et même se marient ; comme on marie des couleurs. Mais chaque élément doit d’abord être ce qu’il est : non se dissoudre.

Et il arrive que l’on trouve, (oh le Bel Imprévu…), près d’un petit Lac Enchanteur, une petite source vive, aussi une vivante eau claire, de cristal de roche, qui invite à s’y abreuver, ainsi que, à la grâce de Dieu, à y trouver paix et joie. - Mais il faut d’abord aller la chercher, et même la rechercher, sans se lasser…

 

Un Renversement destructeur par la Contradiction militante

 

Que l’on veuille bien me permettre ici un court rappel de type philosophique… - Hegel, philosophe allemand, ce Monstre dit sacré qui remplit, hélas, l’Histoire vécue en Allemagne, avait bien formulé que toute la Réalité se comprenait par les concepts de l’Infini et du Fini ; mais c’était aussitôt pour en faire les deux termes égaux, - comme des entités mathématiques…- termes engagés dans une course contradictoire et folle, (c’est le cas de le dire…) et véritablement endiablée…(c’est aussi le cas de le dire…).
Alors apparut, comme Concept Premier, l’Indéfini-Contradictoire : toutes choses confondues ainsi que confuses ; partout en courant. - Voyez comme on court, à la télévision et dans la vie ! Semblables à des robots ou à de simples marionnettes, et en le voulant, (Grand Dieu !), ainsi que des individus-numéros.
Puis, après d’autres avatars, dans ce courant-là hégélien, apparut en France un autre Monstre dit sacré, appelé Sartre, qui décréta que tout est absurde ; le Concept-Clef étant le supposé tout-puissant Absurde, avec Majuscule ; mais oui, cela fut écrit ! Or, les véritables hommes de science n’acceptent pas des conclusions absurdes, ou inintelligibles.

Dissolution de la Confédération canadienne

Revenons vite, amis lecteurs, dans notre Maison de Québec ! En septembre 1981, j’écrivis un livre formellement intitulé « Dissolution de la Confédération canadienne ». J’analysais et décrivais la situation politique vécue au Québec. Cette analyse s’applique encore et toujours. Je reprendrai maintenant, en assumant leur signification vraiment actuelle quelques extraits de ce texte, y ajoutant des commentaires et des conclusions.

Mais auparavant, je voudrais saluer vivement feu Marcel Chaput, parti trop tôt, qui s’était donné à la Patrie Québécoise, jeûnant comme Gandhi, en Inde, avec un humble courage, et laissant, pour la Cause de l’Indépendance, non seulement de ses épargnes, mais aussi de ses biens. Souvenons-nous qu’il avait fondé le premier Parti Républicain.

«… cf. p. 75… Ainsi les avocats, opposés les uns aux autres, plaident le pour et le contre, (comme si le pour et le contre, en ronde circulaire, - encore Hegel, - signifiait le fond des choses ; le centre, ou les centres s'y dissolvant alors…), concernant la correction juridique du «rapatriement » unilatéral assumé par Ottawa. Siège, trône et règne « la légalité » ! Spectacle singulier : juridico-judiciaire-dominateur-inverti, c'est-à-dire oubliant-niant les droits imprescriptibles des peuples.

La justice naturelle, rigoureusement due aux Canadiens-Français et à leur Foyer National Québécois, historique et actuel, qui s’en occupe, au gouvernement d’Ottawa, si ce n’est pour la bafouer ? - Cependant, « la légitimité » du Peuple-État-Français-Québécois, du Québec-Bas-Canada et Nouvelle France, est inscrite en la réalité humaine de ce continent, gravée en traits indélébiles.

Nous le savons : une « légitimité authentique » n’attend pas, pour être ce qu’elle est, les bons offices d’une décision judiciaire qui s’y conforme; et elle ne cesse pas, non plus, d’être ce qu’elle est, par suite d’un dictat juridique qui la contredit. Le droit naturel constitue une instance antérieure et supérieure… »

Le cours historique du Canada légal a suivi, selon sa pente, le contre-courant de la Contradiction conquérante ; ou dite telle.

« …cf.pp.93-94…Il est temps de se demander si, dans un processus de révision constitutionnelle, l’administration outaouaise a un rôle à jouer, et quel rôle ? - Je pose cette question en considérant l'essence même de la Confédération : telle qu'elle a surgi en 1867.

La réponse paraît double. - Si on s’exprime d’une façon absolue : Ottawa n’a « aucun rôle » à assumer. - Si la formulation correspond à un niveau relatif impliqué par la situation : Ottawa peut jouer un rôle second, c’est-à-dire subordonné à celui des États Constituants.

Au moment de l’élaboration de l’Acte Confédératif, où se trouvait l’administration outaouaise ? - Nulle part. - Le gouvernement fédéral alors institué jouissait-il basiquement d’une « autorité » constitutionnelle ? - Il n’existait pas. - Mais avait-il au moins, tenant son rôle postérieur, un quelconque « pouvoir canadien » ? - Aucun.

Entre les deux Grandes Guerres, les hommes politiques proclamaient communément, - les libéraux en tête, avec, entre autres, Me Ernest Lapointe, - que « le Fédéral est l"enfant des Provinces » …

Au fond des choses, il y a « des » États Canadiens, Antérieurs et Premiers

« Selon la nature des choses, l’administration outaouaise correspond à une entité post-étatique, de réalité postérieure ou seconde. - Quant à la « détermination » de n’importe quel caractère constitutionnel affectant une Communauté canadienne, Ottawa n’est pas naturellement un partenaire égal, mais subordonné. - Ce sont les gouvernements des Provinces-États qui sont « les » partenaires naturels… »

En d’autres termes, voilà un « enfant » qui s’est pris pour son « père » ! Et c’est M. Pierre Elliott-Trudeau qui a opéré ce singulier renversement hégélien-marxiste! Il y eut d’abord, en 1949, un pré-coup d’État sous M. Louis Stephen St-Laurent. Puis, en 1970, la Loi sur les Mesures de Guerre. Écoutons à ce sujet, en novembre 1980, les propos du sage M. Robert Stanfield, ex-leader du Parti conservateur canadien, provenant de la Nouvelle Écosse :

« …cf.p.102…Si les Canadiens de l'Ouest et le Parti conservateur s'étaient plus sérieusement opposés au coup de force de la loi des mesures de guerre en 1970…(…)…si l'Ouest avait montré davantage d'empressement à défendre les droits des autres en 1970, il serait sans doute moins isolé aujourd'hui dans sa bataille contre le « coup d’état » que prépare le gouvernement fédéral.

(…) Plutôt désabusé, l’ancien chef conservateur a rappelé qu’en 1970, M. Trudeau avait pu facilement écraser le Québec parce que personne dans le reste du Canada, et surtout dans l’Ouest, ne lui a demandé des comptes. M. Stanfield reconnaît que le Parti conservateur n’a d’ailleurs pas donné le bon exemple. C’est cette même indifférence des Canadiens qui, selon M. Stanfield, permettra à M. Trudeau de réaliser son autre « coup d’état. » ( Le Devoir, 29 novembre, 1980).

Entendons maintenant l’avis de M. Philip Resnick, professeur à l’Université de Colombie-Britannique et membre du Nouveau Parti Démocratique (socialisant) :

« …cf.pp.104-105…Nous venons de fêter le dixième anniversaire de la crise d'octobre. Et pour bien commémorer sa proclamation de la Loi des Mesures de Guerre, sa suspension des droits civils, Pierre Elliott-Trudeau nous présente l'ébauche d’une réforme constitutionnelle. Cette fois-ci, bien sûr, il n’y est question que de charte des droits, de rapatriement.

Quelques politicologues du Canada anglais comme Dennis Smith ou Reg Whitaker ont parlé de la qualité hobbesienne (souligné par moi A.D.) du libéralisme de M. Trudeau…C’était Léviathan qui resurgissait de ses cendres, pour manifester sa toute-puissance, non la liberté des citoyens.

(…) La situation actuelle fait appel à une autre analogie, à Bonaparte. Je pense moins au Napoléon de la fusillade de 1795 qui marqua la fin de la Révolution française, qu’au coup du 2 décembre 1851, par lequel Louis Bonaparte mettait fin à la deuxième République et inaugurait le deuxième Empire. - On se rappelle le texte célèbre dans lequel Marx commente ces événements. (…)…Louis Bonaparte coupait le nœud gordien en se proclamant empereur ».

Notre Empereur - Farceur…

« Évidemment, Trudeau ne vient pas de se déclarer empereur…(…). Mais la terre constitutionnelle vient de trembler…(…). Quand je parle de Bonapartisme, je veux souligner ceci : Trudeau agit par coup de force…en faisant appel à une légitimité qui ne découle nullement des pouvoirs législatifs normaux du gouvernement fédéral. En d’autres mots, Trudeau viole la démocratie, tout en proclamant sa plus grande foi dans ses valeurs.
C’est l’homme d’octobre 1970 qui réapparaît, mais avec d’autres couleurs. Il n’envoie pas l’armée dans les rues de Montréal, il ne fait pas arrêter des centaines d’opposants politiques. Au contraire, il parle le langage de la liberté…- On devrait se réjouir. Comme les paysans avec l’oukaze de Catherine la Grande qui savait, elle aussi, parler de liberté. (…) Comme plus près de nous, les Soviétiques avec leur « Petit père des peuples » qui, au milieu des années d’épuration, faisait plébisciter une nouvelle constitution pleine des droits les plus extraordinaires.

Comme Louis Bonaparte, Pierre Elliott-Trudeau s’installe au-dessus des forces politiques et sociales. (…) Malheureusement, son coup de force d’aujourd’hui risque de réussir, exactement comme son coup d’octobre 1970.

Le Prince-Président Louis-Napoléon Bonaparte, photo de Félix Tournachon, dit  Nadar (BN)(…) Les événements historiques importants se répètent une deuxième fois, nous raconte Marx en citant Hegel au début de son texte. La première fois ils nous viennent sous forme de tragédie, la deuxième fois sous forme de farce, ajoutait-il. On verra si ce deuxième coup de notre Bonaparte canadien se montrera plus durable que celui de l’Empereur-farceur.
(Le Devoir, Montréal, 12 novembre 1980) »
 

Louis Bonaparte

 

La Légitimité du Québec Souverain : un Fait de Nature et de Droit.

« …cf.pp.108-109…Je reconnais et déclare la Souveraineté, la Liberté, l'Indépendance «de droit ». - selon le droit naturel, historique et actuel, - du Peuple-État-Français du Québec : Bas Canada et Nouvelle-France. - Je constate et déclare, comme «un fait de nature » la Légitimité d'une République du Saint-Laurent.
Par suite de la dissolution-rupture progressive, et maintenant définitive, de la Confédération canadienne, les Québécoises et les Québécois sont déliés de toute obligation, selon la Légitimité, à l’égard d’une Confédération qui, «en fait et en droit » n’existe plus.
Désormais, les Québécoises et les Québécois doivent entreprendre une « Marche Nouvelle » afin de réaliser, selon une non-violence active, la sécurité de leur Patrie et le salut de la Nation qu’ils forment ensemble : par l’Indépendance de leur « État Français ». - Ils doivent instaurer un « État Libre » : Une République du Québec.
9 novembre 1980 - 13 janvier 1981 »

Appel d’un Citoyen Québécois

Nous voici donc à la croisée des chemins, mes chers et Vieux Amis des Trois Partis Politiques, représentés au Parlement de Québec, ce déjà vieux Parlement réuni d’abord en 1791. - J’assistais, avec Marcel Chaput, à la commémoration du double centenaire. C’était, si je me souviens bien, au Plateau, dans le Parc Lafontaine, et le Plateau Mont-Royal, et il faudrait bien - plus j’y pense…- élever un monument à Marcel, quand l’Indépendance sera bientôt acquise…

Ce qu’il faut maintenant à notre Parlement, c’est une coalition des trois partis. Je me souviens, en particulier, de tel ou tel ami libéral, de tel ou tel voisin, côtoyé de près, à tel ou tel moment chaleureux. Vivants ou morts, ces amis se reconnaîtront…

Cher M. Charest, si vous avez « le Québec dans les tripes », comme vous avez dit, je vous suggère de participer à cette coalition nécessaire pour le salut de la Nation.

La première condition : avoir une Foi Civique en la Maison de Québec. Et avoir un Amour, Filial ou Conjugal, quant à cette Patrie Humaine. Car, dirait Péguy, elle est le Corps de la Cité de Dieu.

Cher Mario Dumont, vous êtes jeune et avez l’Avenir devant vous. Veuillez participer aussi à cette Coalition qui sera Populaire. Bien sûr ! Ne serait-ce pas un Front de Justice et de Liberté ?

Enfin, Cher M. Landry, quelqu’un, ou plutôt quelqu’une… a dit que vous êtes… bon, comme le Père Noël. S’il vous plaît de nous faire un cadeau : Devenez, de grâce, « le brillant second » de M. Jacques Parizeau, en lui cédant votre place, pour l’aider, comme vous l’avez fait si longtemps et si bien…

Jacques ParizeauQuant à M.Jacques Parizeau, cet excellent Témoin et Serviteur de l’État Français du Québec, je le prie de bien vouloir reprendre alors sa place de Premier Ministre de l’Etat du Québec : place si difficile, quasiment impossible, mais de Salut Public, comme dirait de là-haut M. Daniel Johnson, père,…

J’entends ici quelqu’un gouailler : « On ne fait pas de bonne politique en lisant les sondages…de la Bourse », - est-ce Charles de Gaulle…?

Une Patrie « Ouverte »

Lisons donc à nouveau :

 …cf.pp.116-117…C'est la Patrie Québécoise qui a « fait », « modelé » et « façonné », - certes modalement…- l'être français et canadien des Québécoises et des Québécois : comme nation et comme culture distinctes.

Tous les compatriotes québécois, nos voisins autochtones et nos amis de toutes origines, - qu’ils soient d’ascendance canadienne-française ou qu’ils incarnent chez nous « échange » et « participation » quant à une culture différente,- tous savent bien que le Québec a engendré, sur cette Terre et dans l’Histoire, une Personne Nationale aux traits uniques.

Une Personne-Société à laquelle tous « participent » et envers laquelle tous « doivent » cette amitié-là et cette affection-là qu’on nomme « patriotisme » ; car la Patrie qui « nous a fait » ce que nous sommes socialement, la Nation-État du Québec, a des « droits » sur nous.

À partir de la doctrine et de la pratique d’un personnalisme national, on peut concevoir des modes divers et complexes de rapports communautaires internationaux.

Je me bornerai ici, en ce qui regarde un République du Québec, à « nommer » la Francité et la Francophonie ; ces communautés naturelles ; ainsi que l’Organisation des États Américains, (O.É.A.), laquelle s’ouvrirait naturellement au Peuple-État-Français d’Amérique.

(…) Est-ce que les deux « France », les deux nations françaises, celle d’Europe et la nôtre, pleinement indépendantes, toutes deux, ne formeront point ensemble,- dans un avenir prévisible,- chacune pour sa vie nationale propre, et pour sa liberté personnelle-collective : la Communauté-Francité ? - Ou, dit autrement : une Nouvelle Entente Française, (N.E.F.), d’une rive à l’autre de la Mer Atlantique? »

« …cf.p.122…Par les armes de la justice et de la vérité, il faut « jeter bas » le Fascisme d"Ottawa : élégamment vêtu et portant fleur à la boutonnière ; mais aussi, - avec sophistication et sophismes, - portant au front la marque infâme des tyrans; laquelle consiste à faire de la force brute et du pur arbitraire : leur politique, leur légalité courante et leur (contre-) droit naturel ».
 

La Paix, par la République
 

Si, ayant déjà le dos au mur, dans l’humanité entière, et dans notre propre Maison Civique, nous voulons « Développement et Paix », il est temps précisément de poser ici la première condition de la Paix : c’est-à-dire la République Indépendante du Québec.

Car se présente déjà telle guerre annoncée, qui nous enserre progressivement de toutes parts. Ce serait, vraisemblablement, une opération sans objectif limité, sans freins ajustés et sans proportions établies. Et il n’existe guère, à ce que nous sachions, d’instruments de mesure positivement bien réglés.

La maxime essentielle, au Québec, devrait donc se dire ainsi : La Paix par la République.

Il y a de longues années, des touristes de Belgique, des Wallons, visitaient Montréal. J’avais été invité par un ami, travaillant pour le Gouvernement du Québec, à prononcer quelques mots de réception. Je terminai alors de la manière suivante :

« Je connais une jeune et belle déesse. Elle offre sa bouche aux baisers, car elle est avide d'amour. J'ai nommé : la déesse Nouvelle-France. »

Nous voici à un carrefour dangereux et indubitable. Il vaut mieux le traverser à l’intersection qui est devant nous. La dernière section du livre abondamment cité dans cet article, toute la Cinquième Section, s’énonçait ainsi :« …cf.p.127…- V -
Ici, « Notre République », d'Amérique…

Exprimant mon entière loyauté

À l’égard de « notre État Français »,

(Lionel Groulx, à Québec, le 29 juin 1937);

afin que « Vive le Québec Libre »,

(Charles de Gaulle, à Montréal, le 24 juillet 1967);

j’invite les Québécoises et les Québécois

à se rassembler sur le « Terre-Nouvelle-France »,

d’Amérique; - pour défendre, avec pleine légitimité,

notre Nation - Patrie - État :

le Peuple et la République du Québec.

Fait à Montréal, le jeudi 16 avril 1981 »

André Dagenais

Résident en France, en 1940 ; fugitif à vélo, en juin ‘40.

Ex-professeur de philosophie au Collège Français de Buenos Aires.

Ex-candidat indépendantiste dans Mercier, en juin 1966.

Ex-professeur de philosophie au Collège du Vieux-Montréal.

-30-(427, av. Willowdale, Outremont, Montréal, H3T 1H2)

Outremont, Montréal, État du Québec

9 novembre – 19 novembre 2002

Ici, « Notre République », d’Amérique,

par André Dagenais
 

Mise à jour 23 avril 2004

Claude COLLIN