Matière/esprit
Permanence/devenir
Sens/raison : dans la connaissance on part des données sensibles pour monter jusqu’à la raison par l’abstraction. Mais selon Nietzsche, la philosophie classique inverse cette relation en soutenant que le concept devient la cause réelle de la réalité sensible; le sensible est une copie de l’Idée selon Platon ou un mode de la divinité selon Spinoza. Il en va de même de la dualité substance / accidents d’Aristote. L’inférieur ne vient pas du supérieur : c’est plutôt l’inverse.
Phénomène/réalité : c’est à travers une interprétation de l’évolution historique de la philosophie que Nietzsche, (à partir de Platon, en passant par le christianisme, Kant, Compte et le positivisme) dans le Crépuscule des Idoles, va montrer comment le monde vrai pour la philosophie, c’est la réalité idéale, l’abstraction, fondée sur un principe suprême, Dieu. Mais ce monde vrai, qui est à l’opposé de monde sensible, a fini par devenir illusoire.
Antinomie des valeurs : ces dualismes métaphysiques sont à la base d’une interprétation moralisante du monde. D’après cette morale le bien s’oppose absolument au mal. Et s’ils sont conjugués dans le présent, cela est dû à la corruption engendrée par une cause éthico-religieuse. On dissocie positif et négatif, valeurs et antivaleurs : ce sont donc les instincts, les passions, les désirs qui font les frais de cette dissociation. Il s’agit d’une conception contre-nature où l’être est tout bon ou tout méchant : ce que dénie Nietzsche
1-Nihilisme: Dieu est mort;
2-Volonté de puissance : La raison n’est qu’une fonction de la vie, du corps. Il faut plutôt affirmer que l’essence de l’être est le devenir et que c’est par l’acte de dépassement de soi que l’être devient. Le dépassement, la volonté de se surmonter soi-même, est une métamorphose où l’on s’élève de l’inférieur au supérieur par la vertu d’un mouvement intérieur. C’est ce que Nietzsche appelle la volonté de puissance. Il faut donc concevoir la vie et l’homme comme volonté; elle n’est pas le désir de dominer elle consiste à inventer et à créer.
3-Le Surhomme:
4-Le corps « Le corps est une grande raison, une multitude animée, un état de paix et de guerre, un troupeau et son berger. « Cette petite raison que tu appelles ton esprit, ô mon frère, n’est qu’un instrument de ton corps, et un bien petit instrument, un jouet de ta grande raison. » (Zarathoustra, 93) C’est tout le corps qui pense : le cerveau est un appareil de concentration. L’activité du corps est manifestation d’une subjectivité-c’est le Soi;; les instincts sont des pulsions; l’acte parfait est instinctif;
5-Par delà bien et mal : il faut dépasser la morale du bien et du mal qui est basée sur la foi en une supériorité de l’arrière monde de la métaphysique;
6-L’Éternel Retour :
