Le coin du vieil or
Jeudi, 17 octobre 1996, île des Soeurs
Mon cher Claude,
Tel que promis, voici les premières pages d'ure chronique de notre petite enfance que nous avons convenu de nous rappeler. Uniquement pour notre plaisir, cette expédition dans le fin fond de notre jeunesse, à la recherche des meilleurs souvenirs gardés en mémoire comme des bijoux de famille.
Un. rien d’autobiographie, simplement de bons moments à passer en rappelant au passage toute notre reconnaissance envers ceux qui nous ont entourés de leur tendresse et de leur affection. Parce que ce sont eux, en définitive, nos parents, grands-parents, frères, soeurs, oncles, tantes, sans oublier les compagnons de notre enfance qui ont joué les premiers rôles du théâtre intime de notre jeunesse heureuse.
Je n'ai pas encore d'idée bien fixée pour opérer, quoique bavard impénitent, mais j'aimerais surtout rester du côté ensoleillé des souvenirs, les jeunes vieux que nous sommes ayant quand même besoin de chaleur. Et puis, et puis, comme dit le proverbe chinois. "Dans la vie, si tu sais rire de toi-même, tu n'as pas fini de t'amuser".
Merci encore de savoir m'écouter et de lire en filigrane les choses dont on parle rarement et qu'on écrit encore moins souvent.
A bientôt,
Marcel
